Cercle de Lecture
Le Cercle de Lecture a pour objectif d'être un lieu de partage et de débat autour d'un livre proposé chaque séance ainsi que des livres que les participants ont aimés. Pour participer, nul besoin d'être critique littéraire : juste aimer les livres, aimer en parler, en découvrir et échanger ses impressions de lecture
Animé par Gwenaëlle Goapper et Marie-Christine Herbouiller
Médiathèque de Saint-Brevin, 30 avenue Jules Verne.
Groupe 1 : 13h45-15h45
Groupe 2 : 16h-18h
Dates : 8 oct./19 nov./10 déc./14 janv./11 févr./11 mars/13 mai/10 juin
Groupe 1 : 13h45-15h45
Groupe 2 : 16h-18h
Dates : 8 oct./19 nov./10 déc./14 janv./11 févr./11 mars/13 mai/10 juin
Le cercle de lecture vous propose pour cet été 2026, une sélection de livres :
Badenheim 1939 (Aharon Appelfeld)
À la veille de la seconde guerre mondiale, dans une station thermale autrichienne, des habitués de la bourgeoisie juive vivent un quotidien tranquille autour de l’hôtel et de la pâtisserie pendant le festival de musique annuel orchestré par le docteur Papenheim… Puis la beauté printanière laisse subrepticement place à une atmosphère trouble, pleine d’interrogations et de mystères : le nouveau « service sanitaire » veut à tout prix convaincre les résidents juifs de (re)partir en Pologne…
Dans une atmosphère kafkaïenne, avec la Shoah en filigrane des mots utilisés, des maux décrits, l’auteur d’Histoire d’une vie tente, à nouveau, de verbaliser l’innommable. Avec une grande finesse, l’ouvrage décrit intellectuels et musiciens traqués, leur quotidien rempli de fantômes. Tandis que la fièvre s’installe, les morts discrètes des nouveaux venus se multiplient, le cadre de vie de chacun se restreint et la consommation de stupéfiant croît, à l’image des rancoeurs individuelles et de la peur collective. Courts chapitres et phrases incisives contribuent à faire de ce roman d’Aharon Appelfeld une allégorie poignante sur le sort de nombreux Juifs polonais.
Ame brisée (Akira Mizubayashi, écrivain et universitaire japonais)
Tokyo, 1938. Quatre musiciens amateurs passionnés de musique classique occidentale se réunissent régulièrement au Centre culturel pour répéter. Autour du Japonais Yu, professeur d’anglais, trois étudiants chinois, Yanfen, Cheng et Kang, restés au Japon, malgré la guerre dans laquelle la politique expansionniste de l’Empire est en train de plonger l’Asie.
Un jour, la répétition est brutalement interrompue par l’irruption de soldats. Le violon de Yu est brisé par un militaire, le quatuor sino-japonais est embarqué, soupçonné de comploter contre le pays. Dissimulé dans une armoire, Rei, le fils de Yu, onze ans, a assisté à la scène. Il ne reverra jamais plus son père... L’enfant échappe à la violence des militaires grâce au lieutenant Kurokami qui, loin de le dénoncer lorsqu’il le découvre dans sa cachette, lui confie le violon détruit. Cet événement constitue pour Rei la blessure première qui marquera toute sa vie...
Dans ce roman au charme délicat, Akira Mizubayashi explore la question du souvenir, du déracinement et du deuil impossible. On y retrouve les thèmes chers à l’auteur d’une langue venue d’ailleurs : la littérature et la musique, deux formes de l’art qui, s’approfondissant au fil du temps jusqu’à devenir la matière même de la vie, défient la mort.
Rêves oubliés (Leonor de Recondo)
Quand il arrive à Irun où il espère rejoindre sa famille, Aïta trouve la maison vide. Le gâteau de riz abandonné révèle un départ précipité. En ce mois d'août 1936, le Pays basque espagnol risque de tomber entre les mains des franquistes. Aïta sait que ses beaux-frères sont des activistes.
Informé par une voisine, il parvient à retrouver les siens à Hendaye. Ama, leurs trois fils, les grands-parents et les oncles ont trouvé refuge dans une maison amie. Aucun d'eux ne sait encore qu'ils ne reviendront pas en Espagne.
Être ensemble, c'est tout ce qui compte : au fil des années, cette simple phrase sera leur raison de vivre. Malgré le danger, la nostalgie et les conditions difficiles - pour nourrir sa famille, Aïta travaille comme ouvrier à l'usine d'armement, lui qui dirigeait une fabrique de céramique.
En 1939, quand les oncles sont arrêtés et internés au camp de Gurs, il faut fuir plus loin encore. Tous se retrouvent alors au cœur de la nature, dans une ferme des Landes. La rumeur du monde plane sur leur vie frugale, rythmée par le labeur quotidien : les Allemands, non loin, surveillent la centrale électrique voisine, et les oncles libérés, poursuivent leurs activités clandestines.
Écrit comme pour lutter contre la fuite des jours, le carnet où Ama consigne souvenirs, émotions et secrets donne à ce très beau roman une intensité et une profondeur particulières.
Grâce et dénuement (Alice Ferney, romancière qui étudie la vie du couple, la condition féminine, la maternité et les liens familiaux à travers ses romans)
« Rares sont les Gitans qui acceptent d’être tenus pour pauvres, et nombreux pourtant ceux qui le sont. Ainsi en allait-il des fils de la vieille Angéline. Ils ne possédaient que leur caravane et leur sang. Mais c’était un sang jeune qui flambait sous la peau, un flux pourpre de vitalité qui avait séduit des femmes et engendré sans compter. Aussi, comme leur mère qui avait connu le temps des chevaux et des roulottes, ils auraient craché par terre à l’idée d’être plaints ».
Le début du récit donne le ton de l’ouvrage. La tribu d’Angéline, cinq fils, quatre brus et des petits-enfants, s’est installée dans un ancien potager dont la propriétaire, une institutrice à la retraite, refuse de vendre le terrain à la municipalité. Une bibliothécaire, Esther, vient chaque semaine lire des livres aux enfants et devient peu à peu un « plaisir de leur vie », écoutant les enfants, les parents et surtout Angéline. Ainsi découvrons-nous la vie quotidienne de ces familles, les relations entre les enfants, entre maris et femmes, le rôle de la grand-mère. Les relations avec l’extérieur sont limitées au minimum : l’hôpital pour la naissance et la mort, l’assistante sociale qui fait un rapport à la mairie, les policiers qui procèdent à l’expulsion. De haute lutte, Esther obtient qu’Anita, l’une des petites filles, soit inscrite à l’école. Mais Anita est mal accueillie par les autres enfants, elle manque souvent et ses cousins sont jaloux.
Dans ce troisième roman, récompensé par le prix Culture et bibliothèques pour tous, Alice Ferney excelle à faire entendre les voix intérieures de ses personnages, leurs sentiments inavoués, leurs désirs brimés, leurs solitaires affrontements avec la fatalité.
Charlotte (David Foenfinos, Auteur, dramaturge, scénariste et réalisateur français)
Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d'une œuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : "C'est toute ma vie."
Portrait saisissant d'une femme exceptionnelle, évocation d'un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d'une quête. Celle d'un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.
Ce roman a connu un succès considérable depuis sa publication en septembre 2014 et a obtenu deux prestigieux prix littéraires, le prix Renaudot et le prix Goncourt des lycéens.
De nombreux lecteurs ont demandé à l'auteur de montrer les œuvres peintes de Charlotte, quelques-unes des centaines de gouaches qu'elle a laissées et dont l'ensemble, intitulé Vie ? ou Théâtre ? raconte son histoire.
La barque de Masao (Antoine Choplin) - Prix Renaudot des lycéens
Dans la beauté des îles de la Mer intérieure de Seto, un père et sa fille enfin réunis par l’amour de l’art.
Masao, à la sortie de l’usine où son activité de rectifieur de pièces industrielles façonnées semble lui apporter la satisfaction du travail accompli, retrouve sa fille, Harumi, qu’il n’a pas vue depuis de très nombreuses années. Ses grands-parents maternels l’ont recueillie à la mort de leur fille Kazue, sa mère, morte de manière dramatique mais volontaire le lendemain de l’accouchement.
Un chemin s’ouvre, permettant à Masao de raconter son amour pour Kazue et à Harumi d’entendre la difficulté de vivre de cette maman qu’elle n’a pas connue.
Un chemin s’ouvre : convergence de la route suivie par Masao, ponctuée des diverses professions qu’il a pu exercer et de la voie de développement personnel d’Harumi, devenue architecte.
- L’un, Masao, raconte la tentative de surmonter l’épreuve de la disparition de Kazue en construisant de ses propres mains une barque sur laquelle la navigation va lui offrir un temps d’oubli et de réconciliation avec sa conscience.
- L’autre, Harumi, s’épanche auprès de son père sur son enthousiasme à participer à l’élaboration d’un projet de musée, lieu de mémoire par essence.
La barque, délaissée puis restaurée, deviendra le symbole de leur rapprochement et de leur fusion.
La petite fille (Bernhard Schlink)
"Il aurait bien aimé avoir des enfants, il n'en avait eu aucun - maintenant il avait donc une petite-fille. Et puisque à présent il l'avait, il devait aussi se soucier de son âme." À la mort de son épouse Birgit, Kaspar découvre un pan de sa vie en RDA qu'il avait toujours ignoré, et l'existence de sa fille. Intrigué, Kaspar part à la recherche de cette belle-fille inconnue et remonte jusqu'à Svenja qui, restée en Allemagne de l'Est, a épousé un néonazi et élève dans cette doctrine une fille nommée Sigrun. Kaspar serait prêt à voir en elles les membres d'une nouvelle famille. Mais leurs différences idéologiques font obstacle : comment une adolescente aussi intelligente que Sigrun peut-elle soutenir des théories complotistes et racistes ? Comment l'amour pourrait-il naître dans ce climat de méfiance et de haine ?
Bernhard Schlink offre de nouveau un grand roman sur l'Allemagne qui questionne la façon dont le passé imprègne le présent et interroge nos divisions intestines comme nos élans fraternels.
Novecento pianiste (Alessandro Baricco) - monologue théâtral.
Né lors d'une traversée, Novecento, à trente ans, n'a jamais mis le pied à terre. Naviguant sans répit sur l'Atlantique, il passe sa vie les mains posées sur les quatre-vingt-huit touches noires et blanches d'un piano, à composer une musique étrange et magnifique, qui n'appartient qu'à lui : la musique de l'Océan dont l'écho se répand dans tous les ports.
Sous la forme d'un monologue poétique, Baricco allie l'enchantement de la fable aux métaphores vertigineuses.
La petite bonne (Bérénice Pichat)
Dans la France de l'après-Grande Guerre, un huis clos magnétique entre une jeune domestique et son maître.
Domestique au service des bourgeois, elle est travailleuse, courageuse, dévouée. Mais ce week-end-là, elle redoute de se rendre chez les Daniel. Exceptionnellement, Madame a accepté́ d’aller prendre l’air à la campagne. Alors la petite bonne devra rester seule avec Monsieur, un ancien pianiste accablé d’amertume, gueule cassée de la bataille de la Somme. Il faudra cohabiter, le laver, le nourrir. Mais Monsieur a un autre projet en tête. Un plan irrévocable, sidérant. Et si elle acceptait ? Et si elle le défiait ? Et s’ils se surprenaient ?
Darwyne (Colin Niel)
Il s’agit d’une enquête sur un enfant. Un enfant hors du commun dont le mystère persiste une fois le livre refermé. Tout commence donc par une enquête sociale, menée par une éducatrice spécialisée, à la suite d’une dénonciation anonyme. Darwyne Massily, 10 ans, serait-il en danger, maltraité par sa famille ?
Darwyne, légèrement handicapé, vit à Bois Sec, un bidonville gagné sur la jungle infinie, une colline sur laquelle s’est peu à peu étendu un immense village de petites baraques de tôle ondulée, bricolées, sans cesse rafistolées, suspendues de plus en plus haut, sur des pentes de plus en plus raides.
Au sommet, la cabane de Darwyne et de sa mère jouxte la forêt amazonienne, immense, menaçante, toujours prête à reprendre ses droits. À peine défrichée, qu’elle repousse aussitôt, profitant du moindre interstice. Comme le symbole vivant du combat entre sauvage et civilisation, entre nature et culture.
Colin Niel nous emporte vers l'Amazonie, il parvient à en faire sentir la présence, les vibrations, le grouillement, les respirations et les bruits. Et le roman alors glisse aux confins du fantastique, perturbant et entêtant.
Jules (Didier Van Cauwelaert)
Zibal est un petit génie. Ses inventions auraient d'ailleurs pu lui rapporter des millions mais tout le monde n’est pas doué pour le bonheur et Zibal, malgré ses diplômes, se retrouve à 42 ans vendeur de macarons à l'aéroport d’Orly.
Un jour, devant son stand, apparaît Alice, une jeune et belle aveugle qui s'apprête avec son labrador Jules à prendre l'avion pour Nice où elle doit subir une opération pour recouvrer la vue. L'intervention est un succès mais, pour Jules, affecté à un autre aveugle, c'est une catastrophe. Jules fugue, retrouve Zibal et, en moins de vingt-quatre heures, devient son pire cauchemar : il lui fait perdre son emploi, son logement, ses repères. Compagnons de misère, ils n'ont plus qu une seule obsession : retrouver Alice.
Un roman plein de tendresse, mené par un trio digne des plus ébouriffantes comédies hollywoodiennes.
Almah (Catherine Bardon)
Plus d'un million de lecteurs conquis par la saga Les Déracinés. Découvrez la jeunesse viennoise de son inoubliable héroïne, Almah. Vienne, 1911.
Almah Kahn, inoubliable héroïne de la saga des Déracinés, naît au sein d'une famille de la grande bourgeoisie juive. Son père, chirurgien réputé et grand amateur d'art, est aussi un mécène qui côtoie les plus grands artistes de l'époque. Sa mère, Hannah, pianiste de talent, soigne son spleen auprès du Dr. Freud dont elle est l'une des premières patientes. Au cœur de ce bouillonnement culturel, Almah chemine vers l'âge adulte. Elle grandit dans une Autriche terriblement meurtrie par la guerre et marquée par la chute de la maison Habsbourg, tandis que se profile le spectre du nazisme.
À travers l'enfance et la jeunesse insouciante d'Almah, ses amitiés et ses premiers émois sentimentaux, Catherine Bardon dresse le tableau d'une Vienne qui jette ses derniers feux dans une Autriche au bord du gouffre, livrée aux soubresauts de l'Histoire. Almah est le portrait puissant et ciselé d'une enfant puis d'une jeune femme vive, effrontée, indépendante et habitée par une soif d'absolu qui ne la quittera jamais.
Au prochain arrêt (Hiro Arikawa)
Ce roman suit le trajet de la ligne Imazu de la compagnie de chemin de fer privée Hankyû. Organisé en deux parties de huit chapitres chacune (comme les huit arrêts du train), il se déroule au printemps dans le sens Takarazuka-Nishinomiya, et en automne pour le retour.
A chaque arrêt, de nouveaux passagers montent, se parlent, s'observent. Et, d'un trajet à l'autre comme d'une saison à l'autre, le lecteur se fait l'observateur des paysages changeants, des multiples trajectoires de la vie et surtout de l'évolution de chacun des personnages montés à bord.
Hiro Arikawa nous invite à un voyage riche en rencontres sur cette ligne ferroviaire au sud de l'île de Honshu l'île principale du Japon.
Dans ces vies croisées au fil des stations, tous âges et situations confondus, on sera témoin de l'intimité des protagonistes qu'on retrouvera dans les divers chapitres. A travers ces courts récits d'amitié, de ruptures, de vengeance, d'embarras, de rencontres amoureuses, de comportements malpolis…où parfois un petit mot d'un inconnu va changer le cours de l'histoire, on s'attache vite aux personnages, qui, protagonistes d'un chapitre entier vont réapparaître en personnages secondaires ou figurants dans les suivants. Et finalement on en apprendra sur eux beaucoup plus que à quoi on s'y attendait. Humain et émouvant.
Continuer (Laurent Mauvignier)
Sibylle, à qui la jeunesse promettait un avenir brillant, a vu sa vie se défaire sous ses yeux. Comment en est-elle arrivée là ? Comment a-t-elle pu laisser passer sa vie sans elle ? Si elle pense avoir tout raté jusqu'à aujourd'hui, elle est décidée à empêcher son fils, Samuel, de sombrer sans rien tenter.
Elle a ce projet fou de partir plusieurs mois avec lui à cheval dans les montagnes du Kirghizistan, afin de sauver ce fils qu'elle perd chaque jour davantage, et pour retrouver, peut-être, le fil de sa propre histoire.
Avec Continuer, Laurent Mauvignier nous propulse dans les montagnes kirghizes, et s'arrête, s'installe. L'immobilité pour mieux dire le mouvement des choses, la vitesse pour en saisir la paralysie. Tel a toujours été le secret de son écriture, qui dessine ici le parcours accidenté du voyage initiatique d'une Bordelaise avec son fils adolescent, au fin fond de l'Asie centrale. Sibylle a vendu sa maison en France pour payer cette cavale de secours à Samuel, garçon en perdition, déscolarisé, déphasé, désaxé, dont la peur de l'avenir s'est transmuée en peur du présent. Le livre révèle les origines de ce geste d'amour sacrificiel, en suit l'effet boomerang après la déflagration, en mesure la portée mystérieuse, aléatoire, aussi destructrice que salvatrice. Rarement Laurent Mauvignier avait osé une telle évidence des sentiments, une telle puissance du don à l'autre.
Hymne incomparable à l'amour d'une mère pour son fils, Continuer est aussi un grand livre d'aventures, sauvage et abrupt. Au plus près de la nature (roche, limon, lac, glacier, forêt) Mauvignier signe un somptueux western où les chevaux sont rois. Doubles des héros, à la fois témoins, soutiens et médiums, ils soufflent et crapahutent, sondent et protègent, se cabrent et se soumettent, mus par des élans de fusion et d'indépendance. Ils habitent les plus belles pages du livre, avec un passage d'anthologie où l'action est décrite par son reflet dans l'œil d'un cheval. Effet miroir vertigineux, où Mauvignier parvient à dire l'unité de l'homme, de l'animal et du cosmos, malgré la pluralité des phénomènes et des cataclysmes, dont toute son œuvre littéraire recolle les morceaux.
Joan (Paul Thurin)
L'histoire vraie de Joan de Leeds, la nonne qui a bravé tous les interdits pour vivre librement.
Angleterre, 1318. Joan de Leeds fait le pari fou de s’évader de l’abbaye bénédictine de Saint-Clément, où elle est cloîtrée depuis l'enfance. À la lueur d’une chandelle, la jeune femme dévoile son plan à quelques sœurs de confiance : puisque seule la mort peut défaire une moniale de son serment, elle simulera la sienne pour déjouer la vigilance de ses supérieures. Débute alors l’incroyable quête de Joan, qui la mènera jusqu'à Londres, à la découverte de ce que les écritures lui avaient caché : le plaisir, la connaissance et la liberté. Il lui faudra cependant échapper à la vengeance de l'impitoyable abbesse, prête à tout pour rattraper la fugitive.
Très divertissant ! Paul Thurin vit à Paris. Il est l’auteur, entre autres, de scénarios et de livrets d’opéra. Intéressé par le Moyen Âge et sa littérature, il a découvert Joan de Leeds par hasard et n’a plus voulu la quitter.
Mis à jour le 22 juillet 2026.